
Découvrez l'exposition estivale
11 juin au 18 octobre 2026
Parcours extérieur gratuit de la Goéliche à l'anse aux canots à Sainte-Pétronille
L’exposition À quoi bon courir le monde réunit les artistes de Sainte-Pétronille dont les œuvres témoignent d’un même attachement au village et à l’île d’Orléans. Le paysage, la lumière, le fleuve, les jardins et le rythme des saisons nourrissent leurs démarches respectives. Les œuvres présentées traduisent une relation sensible et attentive au lieu et à ses habitants.
À l’heure où le monde invite sans cesse au déplacement et à l’accélération, cette exposition propose une pause. Elle rappelle que l’expérience du proche, lorsqu’elle est regardée avec attention, peut contenir toute la richesse du voyage. À quoi bon courir le monde est une invitation à habiter pleinement le paysage, à en écouter les silences et à en célébrer la beauté quotidienne dans l’amitié et le partage.
MERCI À NOS PARTENAIRES
La Municipalité de Sainte-Pétronille
L'Auberge La Goéliche
Madame Kariane Bourassa, Députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré
Monsieur Gabriel Hardy, Député Fédéral de Montmorency-Charlevoix
Desjardins, Caisse populaire de la Chute-Montmorency-Île d'Orléans
10 artistes, 10 interprétations différentes

Accrochée tout ce temps
Roc -protecteur le feuillage se faire
les bases -mes bases la caresse bercer
nos assises la fraîcheur la lumière
la chaleur tamisée se perdre dans la rondeur

Mon jardin
La terre tourne et m’invite
Tellement de trésors à découvrir
Mais pourquoi courir après elle
Quand je suis heureux dans mon jardin

Regarder pour voir !
Le propos de cette œuvre est de s’arrêter et d’admirer ce qui nous entoure. Ce charmant village a été témoin de l’histoire, un endroit de villégiature, un sujet d’inspiration pour des peintres célèbres, un refuge des Hurons-Wendat. Il nous incite à ralentir le rythme de la vie. Assoyez-vous confortablement et observez le reflet changeant du fleuve et la mouvante des vagues et des nuages. Rêvassez tout en regardant le temps qui passe.

Le voyage en solitaire
Je marche seul, au bord du fleuve, parmi les glaces qui s’entrechoquent.
Leur sonorité revient, chaque jour la même, comme un souffle obstiné.
Dans cette écoute, le monde cesse d’être ailleurs.

Habiter suffit
Ici, le monde n’a pas besoin d’être ailleurs pour être vaste.
Il se tient dans la lumière du fleuve, dans la lenteur des jours.
J’y demeure comme on reconnaît ce qui nous tient déjà.

L'heure bleue
L’heure bleue suspend le temps,
Vingt minutes d’or et d’indigo naissant.
Les fleurs exhalent, les oiseaux murmurent,
Puis le silence doucement perdure.
Sous l’horizon, le soleil s’efface,
La lumière flotte, douce et fugace.
Entre chien et loup, le monde se tait,
Et la nuit, en poème, lentement renaît.

Dehors ! C'est l'hiver
La première neige est tombée.
Déjà, les tuques, les bottes et les mitaines sont sorties.
L’hiver nous tend les bras
et ce ne sont pas les choix qui manquent.
Envoye, envoye ! Y fait beau.
On va jouer dehors !

Racines
Au gré des marées, mon village demeure toujours mon havre de paix. Sa beauté s’exprime par sa canopée, ses belles demeures, ses jardins et ses villageois.
Le plus bel endroit est celui que l’on a choisi.

Repos d'insulaire
Bien étendu dans mon hamac, je flaire le doux parfum de la brise venant du fleuve qui fait danser les feuilles autour de moi. Les murmures de la nature m’emportent dans de douces rêveries.
Pour quelques instants, je suis seul au monde, étendu ainsi à la pointe de l’Île d’Orléans.
